Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta chemise, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un kilomètre, fais-en deux avec lui”. Matthieu 5 :39-41
Je crois que ce message de Jésus est l’un des moins bien compris. Combien de fois n’avons-nous pas argumenté au dedans de nous pour essayer de fuir, de démonter ces paroles de Jésus, ou d’en minimiser le fond ? Nous savons défendre la nécessité de gagner, de vaincre, mais beaucoup moins celle de perdre. Sans discernement souvent, nous cherchons tous à « gagner ». Notre perception de « perdre » et de « gagner », résultat de notre éducation, est pour beaucoup dans comment nous comprenons et/ou résistons à ces injonctions de Jésus.
Beaucoup de nos rancœurs, de nos frustrations, et discordes ont un lien avec notre refus de perdre. Perdre la face, perdre un argument, perdre un privilège… Pourtant, si Jésus le modèle parfait a accepté de perdre, et ordonné de perdre, c’est qu’il y a nécessairement de bonnes raisons, de bonnes conséquences.
Dans ce livre, je nous invite à avoir un regard nouveau sur le fait de perdre. Notre Dieu est juste, et Ses pensées ne sont pas nos pensées, de même que Ses voies ne sont pas nos voies (Esaïe 55 :8). Si Jésus nous enjoint de perdre, dans ces termes-là, alors Il nous invite à une dimension plus profonde et plus grande que la peur de se faire avoir, que la honte de l’échec, que la frustration de sacrifices stériles, une dimension qui doit nous mener à connaître mieux le cœur du Père, nous abandonner à Ses choix et vivre Sa paix. Nous souhaitant un discernement aigü sur comment effectivement être les vrais gagnants de nos situations selon Dieu.









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